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Logiciel de gestion : ce que vous payez sans l'utiliser

Votre dernière facture d'éditeur liste des modules que personne n'ouvre. Comment les compter, ce que la réforme de 2026 change, et ce que nous construisons à la place.

InnoTech-IT18 juin 20269 min de lecture
Michael AGNASSIA

InnoTech-IT

Fondateur & Lead Developer @ InnoTech-IT

Expert en solutions digitales pour les TPE et PME. Développement full-stack, IA & applications web.

Logiciel de gestion : ce que vous payez sans l'utiliser

Les modules les plus chers d'un logiciel de gestion sont souvent ceux que personne n'ouvre. Ils arrivent avec le lot du départ - décisionnel, portail fournisseurs, suivi de production, comptabilité analytique - et le renouvellement les reconduit chaque année sans que l'équipe les ait jamais lancés. Nous travaillons dans l'autre sens : écrire le périmètre de ce que vous utilisez vraiment, puis payer celui-là.

TL;DR - Un logiciel de gestion du marché se facture par utilisateur et par module, et un renouvellement reconduit par défaut ce qui a été installé au départ. Le chiffre qui compte n'est pas une moyenne de marché : il est sur votre contrat, et il s'obtient en soustrayant les modules réellement ouverts de ceux qui sont facturés, puis en multipliant par leur prix annuel. À la place, nous écrivons le périmètre avant la première ligne de code, notre grille est publique à trois niveaux (3 900 €, 10 000 €, à partir de 20 000 €), et le code comme la base de données vous appartiennent à la livraison.

Rayonnage de stockage rempli de cartons identiques encore sous film plastique, carton ouvert et vide au premier plan, film déchiré au sol, écran vierge posé sur l'établi

Ce que votre licence facture et que personne n'ouvre

En France, le logiciel de gestion n'est plus un choix d'avant-garde : l'Insee mesure que près de la moitié des entreprises françaises utilisent un progiciel de gestion intégré pour partager leurs données en interne. Le sujet n'est donc pas l'équipement, il est la composition de la facture : la vôtre liste, module par module, ce que vous payez, et rien ne vous empêche de la confronter à ce que vos équipes ouvrent réellement.

Un module inutilisé ne fait aucun bruit. Pas de message d'erreur, pas d'alerte, pas de ligne rouge dans un tableau de bord : il coûte une fois par an, à date fixe, et il échappe à l'arbitrage budgétaire précisément parce qu'il ne se manifeste jamais. C'est toute la différence entre une dépense que l'on décide et un abonnement que l'on reconduit.

Faites l'addition sur votre dernier contrat

Prenez la dernière facture de votre éditeur et trois informations : le nombre d'utilisateurs facturés, la liste des modules facturés, le prix annuel de chacun. Puis posez la seule question qui compte : parmi ces modules, lesquels votre équipe a-t-elle ouverts au moins une fois le mois dernier ? La différence entre les deux listes, c'est ce que vous payez sans l'utiliser cette année. Multipliez-la par les années qui restent au contrat : vous avez le montant de votre décision.

Nous ne donnons pas de pourcentage moyen « constaté sur le marché » : nous n'avons pas lu votre contrat, et un chiffre d'étude ne remplace pas le vôtre. C'est la règle que nous appliquons à nos propres projets - nous n'annonçons pas de gain chiffré avant d'avoir observé les processus en place, puis mesuré l'après.

Si le prix unitaire d'un module n'apparaît nulle part, demandez-le par écrit avant de renouveler : un éditeur qui facture module par module sait produire cette ligne. Vous aurez alors deux options chiffrables : renégocier le contrat pour ne garder que les modules ouverts, ou mettre le même budget dans un outil qui ne contient que ce dont vos équipes se servent.

De notre côté, la grille tient en trois lignes et elle est publique : 3 900 €, 10 000 €, à partir de 20 000 €, avec six mois de maintenance inclus - le détail est sur ce que nous facturons réellement. Un devis à trois niveaux se compare ; un catalogue de trente modules, non.

Grand trousseau d'une dizaine de clés suspendu à un crochet mural au-dessus d'une armoire de classement métallique fermée, aucune clé engagée dans une serrure

Le module que la réforme de 2026 rend obligatoire

Il existe un module que vous ne pourrez pas laisser fermé. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront pouvoir recevoir des factures électroniques ; les grandes entreprises et les ETI devront en émettre à la même date, les PME et les TPE au plus tard au 1er septembre 2027. Les échanges passeront par une plateforme agréée par l'État, et le dépliant de la DGFiP invite explicitement les entreprises à se rapprocher de leur éditeur pour vérifier que leur logiciel devient une « solution compatible » avec la réforme - c'est écrit noir sur blanc dans le dépliant la facturation électronique arrive pour toutes les entreprises en 2026.

Voilà le paradoxe que nous rencontrons dans les budgets : une entreprise peut payer dix modules sans en ouvrir un seul, et ne pas être certaine que celui qui devient obligatoire soit à jour. Le contrôle est simple, et il coûte moins cher en amont qu'en septembre 2026.

Si la compatibilité n'arrive pas, la sortie n'est pas de tout réécrire. Nous ajoutons la brique manquante et nous la branchons sur ce que vous avez déjà : la synchronisation entre votre outil de gestion, votre stock et votre facturation peut rester en place, dans les deux sens, comme le détaille notre page sur l'intégration de vos systèmes existants.

Ce qui remplace le catalogue : un périmètre écrit

Un catalogue de modules vous fait payer d'avance des fonctions que vous n'avez pas choisies. Un périmètre écrit fait l'inverse : on liste les fonctions de la première version, on liste les évolutions envisagées, et on s'arrête là avant d'écrire la première ligne de code. Sur l'application métier que nous concevons poste par poste, les fonctions de la première version et les évolutions sont écrites avant de commencer : c'est la première chose que nous refusons de laisser floue.

Notre décomposition est publique : analyse des processus et spécifications 1 500 €, architecture technique 1 200 €, design 1 000 €, développement 4 000 €, intégrations ERP, CRM et API 800 €, formation et documentation 600 €. Chaque poste peut être discuté, retiré ou décalé, et une démo fonctionnelle arrive en trois semaines, pas en fin de projet. C'est toute la différence de nature : un module se paie parce qu'il existe, un poste se paie parce qu'il est livré.

Nous concevons ces outils pour des PME qui achètent une capacité de production, principalement à Paris et en Île-de-France. Une fonctionnalité ajoutée en cours de route se paie deux fois - une fois pour l'écrire, une fois pour la reprendre : c'est pourquoi le périmètre se discute au cadrage, quand il coûte une réunion, et non au troisième sprint, quand il coûte un délai.

Feuille blanche vierge épinglée seule par une pince orange sur un grand tableau de liège resté vide, crayon posé sur la plinthe en dessous

Ce que le code vous laisse le jour où nous partons

La question se pose rarement à la signature, et elle décide pourtant du coût des cinq années suivantes : que reste-t-il si vous changez de prestataire ? Sur nos projets, le code, la base de données et le dépôt sont remis au client à la livraison et installés sur son infrastructure. Rien ne reste enfermé chez un éditeur tiers, et personne ne garde la clé de votre base.

Le règlement européen sur la protection des données fait de votre entreprise le responsable du traitement, quelle que soit la solution qui héberge les données : la responsabilité ne se transfère pas avec la licence. C'est un argument de conformité, et c'est aussi un argument de négociation - un prestataire qui détient votre base détient le prix de la prochaine mise à jour.

Deux projets de notre portfolio montrent ce que cela donne. Sur la location de véhicules DAN LOCATION, les contrats de location et les factures sont générés automatiquement par l'IA, sans ressaisie manuelle. Sur la migration du site de l'artiste Tatiana Miath, une boutique Medusa auto-hébergée derrière un storefront Astro statique a supprimé l'abonnement à un CMS et les extensions à mettre à jour : 42 pages générées d'avance, 10,3 ko de JavaScript sur tout le site, visuels allégés de 88 %.

Ce choix de pile est celui que nous défendons sur les projets récents : Astro ou une architecture headless, où le contenu vit dans une base et un dépôt qui vous appartiennent. Notre propre site tourne sur Next.js en App Router, avec rendu côté serveur et pages pré-rendues. Ce n'est pas le chemin le plus rapide - un thème acheté irait plus vite - et nous l'assumons, parce que cette voie supprime des abonnements d'extensions, des mises à jour subies et la dépendance à un éditeur, et parce qu'elle se vérifie le jour où il faut changer de prestataire sans rien perdre. C'est le même chemin qui a mené l'e-commerce alimentaire Food By Box à 500 000 visites mensuelles deux ans après sa mise en ligne.

FAQ

Deux paires de mains se passant un ordinateur portable et un petit boîtier noir au-dessus d'un bureau, petit cadenas doré tenu dans une paume, façades parisiennes par la fenêtre

Combien de modules d'un logiciel de gestion restent inutilisés ? Nous ne donnons pas de moyenne : elle ne dirait rien de votre contrat. La réponse exacte tient en trois lignes - modules facturés, modules ouverts dans le mois, prix annuel unitaire - et elle se lit sur votre dernière facture d'éditeur, pas dans une étude.

Un développement sur mesure coûte-t-il plus cher qu'une licence du marché ? La première année, la licence est souvent moins chère. La comparaison ne tient que si l'on y ajoute les modules non ouverts et le renouvellement annuel. Notre grille est publique : 3 900 €, 10 000 €, à partir de 20 000 €, six mois de maintenance inclus sur les deux premiers niveaux.

Peut-on garder son logiciel de gestion actuel ? Oui, et c'est souvent la meilleure réponse. Nous remplaçons un logiciel devenu obsolète, ou nous construisons une couche qui simplifie son usage et se synchronise avec lui - facturation, stock, ERP - dans les deux sens. Ce travail d'intégration est un poste identifié de notre décomposition, pas un supplément découvert en cours de route.

Que se passe-t-il après les six mois de maintenance inclus ? Trois formules mensuelles, sans engagement de durée : 350 €, 750 € ou 1 500 € selon le niveau du projet. Elles couvrent les mises à jour, les sauvegardes, le monitoring, la sécurité et le support, et le détail est publié sur la page maintenance.

Quand voit-on la première version ? Une démo fonctionnelle est livrée en trois semaines sur une application métier. Ensuite, le calendrier dépend du niveau : 10 à 12 jours de travail pour un projet à 3 900 €, 22 à 28 jours pour un projet à 10 000 €, 45 à 60 jours au-delà. Notre façon de travailler est décrite dans notre processus, étape par étape.

Ce que nous prenons en charge, et ce que vous gardez

Le reste, nous le portons :

  • Vous parlez directement à ceux qui codent, du cadrage au déploiement.
  • Vos données et votre base restent sur votre infrastructure, pas chez un SaaS étranger.
  • Le devis écrit tient le périmètre, et nous restons après la mise en ligne.

Quinze minutes suffisent pour reprendre votre dernier contrat d'éditeur, module par module, et voir ce qui peut être arrêté : réserver un rendez-vous en visio, ou passer par notre formulaire de contact.

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Mots-clés

création de logiciel de gestion sur mesure, modules logiciel de gestion non utilisés, coût d'une licence logiciel de gestion, logiciel de gestion sur mesure PME

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